New-York est sans conteste la capitale mondiale du Jazz. Chaque soir, il doit y avoir au moins une vingtaine de concerts donnés dans des clubs ou des bars de la ville, avec le plus souvent soit des têtes d'affiches, soit des artistes prometteurs.

Pour vous aider à choisir où aller, je partage ici avec vous ma liste des meilleurs clubs de Jazz de New York. J'ai ajouté toutes les informations qui me semblaient pertinentes: Prix, horaires, code vestimentaire, etc. Si, malgré tout, vous aviez des questions, n'hésitez pas à me demander dans les commentaires en bas de page.

Pour ceux qui ne veulent pas lire l'article en entier, je vous recommande de vous rendre à Greenwich Village, sur la 7ème Avenue près de la station de métro Christopher Street. Vous y trouverez pleins de très bonnes adresses pour écouter du jazz, notamment Village Vanguard, Smalls, Fat Cat, et Mezzrow, qui sont toutes accessibles à pied.

Village Vanguard

Le mythique Village Vanguard est le plus ancien club de jazz de New York, et certainement l’un des plus touristiques.

Ouvert en 1935 à Greenwich Village, il a accueilli, depuis ses débuts jusqu’à aujourd’hui, tous les plus grands noms du jazz, que ce soit Sidney Bechet, Miles Davis, Thelonious Monk, Charlie Mingus, Stan Getz, Sonny Rollins, ou encore Gerry Mulligan. Beaucoup, comme John Coltrane ou Bill Evans y ont aussi enregistré des albums estampillés “Live at the Village Vanguard”, donnant ainsi au club une renommée mondiale.

L’endroit en lui-même est plutôt simple. Il s’agit d’un “basement” (sous-sol en Français), de taille moyenne (120 places), rempli de tables rondes et rectangulaires, avec une déco qui n’a pas beaucoup changé depuis des décennies. Sur les murs sobrement peints d’un vert sombre sont accrochés des portraits de musiciens ayant joué au Village Vanguard. Naturellement, c’est vers la scène, entourée d’un rideau rouge vif et éclairée par une lumière diffuse que se dirige le regard. Le message est clair: Ce sont les artistes et leur musique qui sont prioritaires ici.

L’acoustique est excellente, ce qui est dû, selon certains, à la forme triangulaire de la salle.

La programmation musicale ne déçoit jamais. Les artistes qui se produisent au Village Vanguard sont presque toujours des pointures (voir le calendrier sur leur site). Je vous recommande aussi leur soirée du lundi, qui est réservée depuis plus de 50 ans au “Big Band” Vanguard Jazz Orchestra (16 musiciens).

Il y a deux sessions d’environ 70 minutes par soir, à 20h30 et 22h30. Le placement étant libre, il vaut mieux arriver au moins 45 minutes avant pour bénéficier des meilleures places au plus près de la scène. 

Les billets coûtent 35$ pour une session, auxquels il faut ajouter au moins une boisson, même sans alcool (soda à 6$, bière 8$, cocktail 16$). Réservez quelques jours à l’avance directement sur leur site, surtout si vous souhaitez vous y rendre le weekend, car c’est très souvent complet.

Il n’y a pas de restaurant sur place, seulement un bar.

Seuls les jeunes de plus de 13 ans sont acceptés. Pas de code vestimentaire particulier.

Birdland
Birdland, qu’on pourrait traduire par “le territoire de l’oiseau”, est une référence à sa tête d’affiche la plus populaire lors de son ouverture en 1949, le fameux Charlie Parker (qu’on surnommait “The Bird”).

Le club est alors mythique et accueille les plus grands noms du jazz, tels que John Coltrane, Miles Davis, Count Basie, Dizzy Gillespie, Stan Getz, ou Thelonious Monks. Parmi les clients réguliers, on peut voir Frank Sinatra, Marilyn Monroe, ou Gary Cooper.

Malgré cela, Birdland fait faillite en 1965. Il change alors de propriétaire, de concept, et de nom (The Turntables).

Ce n’est que 20 ans plus tard, en 1985, que renaît Birdland, d’abord à Broadway, puis à son emplacement actuel, dans les environs du très touristique Times Square (315 West 44th Street). Il continue de recevoir des stars (John Pizzarelli, Diana Krall, Aaron Neville, Kurt Elling, Joe Lovano), mais fait aussi de la place à des artistes ou à des genres moins connus. C’est ainsi que les dimanches soirs sont réservés à un orchestre de jazz Afro-Latin.

Le club est divisé en deux salles dans lesquelles vous pouvez manger et voir une performance de jazz. Dans la plus grande, au rez de chaussée, il y a 3 shows par jour à 17h30, 20h30 et 23h, tandis qu’à l’étage inférieur, dans une salle plus petite baptisée “Birdland Theater”, ils ont lieu à 19h et 21h45.

Le décor est assez simple. S’il n’y avait pas les portraits de musiciens accrochés au mur, cela pourrait ressembler à n’importe quel restaurant moderne et haut de gamme. Les tables sont très rapprochées les unes des autres, avec généralement une bonne visibilité sur la scène. Petit détail que j’aime beaucoup, le grand rideau rouge qui me rappelle les films de David Lynch.

L’ambiance est chaleureuse et intime, avec une lumière rouge tamisée, presque sensuelle, qui éclaire la scène. Très bonne acoustique également, avec un son fort mais pas assourdissant non plus.

Le prix des billets varie selon l’artiste qui se produit. En général, il faut compter entre 20$ et 50$ pour l’entrée seule (à acheter en ligne sur le site de Birdland - voir plus bas), plus un minimum de 10$ par personne à dépenser. Pour info, une bière est à 9$, un cocktail à 16$, une bouteille de vin à 45$, et une bouteille de champagne à 90$.

Le placement dans la salle est libre. Notez que si vous vous asseyez au bar, vous paierez 10$ de moins. Pour ceux qui viennent seuls, c’est une option intéressante d’autant plus que cela permet de rencontrer du monde plus facilement.

Si vous souhaitez manger, vous pouvez venir dès l’ouverture des portes, c’est à dire jusqu’à 1h30 avant le début du concert (l’heure exacte sera indiquée sur votre billet). Le prix des plats est assez élevé cela dit et la qualité moyenne. Au rez de chaussée, la nourriture servie est d’inspiration cajun, tandis qu’à l’étage inférieur, le menu est Italien.

Bon à savoir: Les enfants sont acceptés à Birdman, à condition qu’ils soient en mesure de bien se tenir et ne pas perturber le concert. Ils doivent rester dans la partie restaurant (pas de bar pour eux!).

Il n’y a pas de code vestimentaire obligatoire, mais il est préférable de venir suffisamment bien habillé (bref, évitez la tenue “touriste”).

Site internet: www.birdlandjazz.com/

Blue Note
Ouvert en 1981 à Greenwich Village, le Blue Note est l’un des clubs de jazz les plus connus au monde. Afin de capitaliser sur ce nom prestigieux, les propriétaires ont d’ailleurs ouvert des franchises à l’étranger, notamment à Tokyo, Milan, Sao Paulo et Shanghai.

Le plus souvent, un artiste vient se produire au Blue Note pour quelques jours ou quelques semaines, à raison de deux représentations par jour à 20h et 22h30. Ce sont presque toujours des noms connus, tels que Ron Carter, Kenny Garrett, Chris Botti, Al Di Meola, Eddie Palmieri, ou John Scofield qui sont tous programmés pour 2020.

Pour les fans, c’est donc une occasion rêvée de les voir dans un lieu mythique et de petite taille.

Attention à la déconvenue, cependant, car avec les années le Blue Note s’est transformé en une machine à faire de l'argent, au détriment du confort des clients.

Déjà, les prix sont assez élevés, même pour New York (genre 10$ pour une bière, presque 30$ pour un sandwich au poulet une fois inclus les taxes et le pourboire). Ensuite, ils font entrer beaucoup trop de monde à l’intérieur. Ils mettent 6 personnes sur une table de 4, et ils collent cette table juste à côté d’une autre si bien qu’une simple envie d’aller aux toilettes peut se transformer en parcours du combattant. Pour ceux qui ont des billets pour le bar, attendez vous à rester debout, entouré de monde, avec une faible visibilité sur la scène. Certains vous diront que c’est typique des clubs New Yorkais, mais il y a quand même des limites...

Dernier point non négligeable, je trouve que l’ambiance à l’intérieur du club n’a rien d’extraordinaire. Il n’y a pas vraiment de décoration, et on a l'impression que c’est un peu vieillot.

A mon avis, le Blue Note ne vaut le coup que si vous tenez absolument à voir un artiste que vous aimez bien en particulier. 

Dans ce cas précis, afin d’être placé au plus près de l’action, il faut essayer d’arriver le plus tôt possible, c'est-à-dire directement à l’ouverture des portes (voire 30 minutes avant si l’artiste est très connu). Pour la session de 20h, vous pouvez arriver à 18h. Pour celle de 22h30, vous pouvez commencer à faire la queue à 21h15, puis entrer vers 21h45. Attention, si vous n’arrivez pas au moins 30 minutes avant le début du concert, vous perdez la réservation de votre table et vous serez contraints de rester debout au bar.

Infos Générales:

Code vestimentaire:
Aucun, mais évitez quand même les shorts ou les baskets.

Prix des billets:
Il peut varier fortement selon l’artiste, l’heure, et si vous choisissez d’être assis à une table ou debout au bar (cette option coûte 20$ de moins en moyenne). Le moins cher, c’est 15$ pour les sessions “Late Night Groove Series” les vendredis et samedis à 00h30. C’est pas cher et c’est l’occasion de voir des artistes naissants (jazz, soul, hip-hop). Les prix sont généralement moins élevés aussi les lundis et mardis soirs.

Pour un artiste plus connu, les prix peuvent vite atteindre les 50$-60$ pour une table, voire plus. Il faut ajouter à cela un minimum à consommer de 5$ par personne (sachant qu’il n’y a rien à 5$ sur le menu, ça fait au moins 10$ de plus).

Enfants acceptés s’ils sont à une table. Il leur est interdit d’aller au bar s'ils ont moins de 21 ans.

Site internet: www.bluenote.net
Facebook: Blue Note
Instagram: @bluenotenyc

Smalls
Smalls, qui fut ouvert en 1994 par le sous-marinier, philosophe, infirmier et violoniste Mitchell Borden, est la quintessence même du club de jazz New-Yorkais.

Tout d’abord, du fait de son emplacement, dans un sous-sol, au coeur du quartier bohème du “Village” (Greenwich Village), où on trouve également le Blue Note, Village Vanguard, Fat Cat, ou encore le 55.

Ensuite, du fait de son atmosphère à la fois intime (seulement 60 places), sombre, et bouillonnante. Presque chaque soir, la salle est bondée, avec des clients qui sont serrés les uns contre les autres sur des bancs en bois assez inconfortables, ou même debout face au bar. Pour cette raison, si vous voulez vous asseoir au plus près de la scène, il faudra essayer de venir tôt, c’est à dire au moins 30 minutes avant le début du spectacle.

En semaine, il y a trois sessions de 90 minutes par soir, à 19h30, 22h30, et à 1h du matin. Le weekend, à 16h, il y a en plus une “jam session”, c’est à dire une séance improvisée à laquelle les spectateurs peuvent participer.

L’entrée coûte 20$. Pour les étudiants, il est possible de ne payer que 10$ à condition de venir après 22h30. Les enfants sont acceptés mais seuls les adultes de plus de 21 ans peuvent consommer de l’alcool. Les cocktails ne sont pas particulièrement bons donc je vous recommande de vous contenter d’une simple bière (environ 7$).

Site: Smalls Live (pour acheter les billets et voir les enregistrements)
Instagram: Smalls

Mezzrow
Ouvert en 2014 par le propriétaire de Smalls, Mezzrow est l’un de mes bars préférés à New York pour écouter du jazz, et en particulier du piano, la spécialité de la maison.

Dans leur petite salle en sous-sol d’à peine 40 places, on trouve en effet un magnifique piano à queue Steinway Model A. Il est situé tellement près du public que ceux qui sont placés au premier rang pourraient presque le toucher en tendant le bras. C’est la définition même du concert intime, “up-close and personal” comme disent les Américains.

Une autre raison d’aimer Mezzrow, c’est que, conformément au règlement, personne ne parle lorsque les musiciens jouent. On peut alors vraiment profiter de la musique, sans perturbations. Si le silence n’est pas votre truc à vous, ne vous inquiétez pas trop non plus, il y a un entracte de 30 minutes au milieu de chaque session.

Les réservations ne sont pas obligatoires mais recommandées. Le prix est de 20$ en semaine et 25$ le weekend, avec 50% de réduction si vous venez après minuit ou si vous êtes étudiant.

En plus du droit d’entrée, il vous sera demandé de consommer au moins une boisson par session. Les prix sont normaux pour West Village, 15$ le cocktail, 7$ la bière. Il n'y a pas de nourriture à part quelques snacks (assiette de fromage, assortiments de noix, etc).

Bon à savoir: Avec votre ticket d’entrée, vous pouvez aller gratuitement à Smalls (le même soir). Profitez-en, vous pouvez vous y rendre à pied en 1 minute.

Instagram: Mezzrow

Fat Cat
Fat Cat, ouvert en 2002 à West Village, est un bar assez unique, bon marché, et populaire avec les étudiants New-Yorkais.

Il s’agit d’une salle spacieuse, dans un sous-sol, dans laquelle on trouve de nombreux jeux (billard, ping pong, etc). Tous les soirs, il y a aussi deux sessions de musique live, le plus souvent du jazz. Les horaires précis changent chaque jour donc vérifiez le programme avant sur leur site: Fat Cat New York.

Pas la peine de réserver à l’avance, sauf si vous souhaitez jouer à un jeu. Dans ce cas là, il vaut mieux appeler la veille avant 17h. C’est en effet souvent plein.

Le propriétaire de Fat Cat étant aussi celui de Smalls et de Mezzrow, la programmation musicale y est de qualité. Avec un droit d’entrée à seulement 3$-5$, c’est vraiment une bonne affaire pour tous ceux qui veulent écouter du jazz pas cher à New York.

Dans les points négatifs, il y a peu de places assises près de la scène (les premiers arrivés sont les premiers servis), et l’endroit peut être assez bruyant. On se croirait davantage dans une soirée étudiante que dans un club de jazz de Manhattan.

Infos sur les tarifs:
Si vous voulez entrer après 18h, il y a un droit d’entrée de 3$ en semaine et 5$ le weekend

La bière pression est à 5$-6$ la pinte, tandis que les sodas, jus de fruits et le café sont à 3$ (vous comprenez pourquoi ça plait aux étudiants...).

La location des tables de ping-pong, de billard, de shuffleboard et de baby-foot coûte 26$ de l’heure en semaine, et 30$ de l’heure le weekend. Ce n’est pas donné, d’autant plus que le matériel est parfois abimé.

Pour les jeux de société (scrabble, jeux de dames, échecs, backgammon, etc), c’est 1$ par personne pour toute la soirée.

Vous êtes libre d’amener vos propres jeux si vous le souhaitez, ainsi que votre nourriture car ils ne servent que des boissons. 

Facebook: Fat Cat
Site internet: Fat Cat Music

Zinc
Situé dans un sous-sol de Greenwich Village, ce petit club se spécialise dans le jazz Latin-Brésilien et le jazz Afro-Cubain avec des soirées thématiques chaque semaine. On y joue aussi parfois de la bossa nova, du tango (le dimanche), ou du flamenco. Faites un tour sur leur site avant d’y aller pour vérifier la programmation.

Si il n’y a pas d’événement spécial, l’entrée ne coûte que 10$-20$ pour une place en salle près de la scène, voire rien du tout si vous restez au bar. De là, vous ne verrez pas les musiciens mais vous pourrez quand même entendre la musique. Dans tous les cas, il vous faudra consommer au moins 2 boissons le weekend, et 1 en semaine.

Site internet: Zinc
Facebook: Zinc
Instagram: @zincbar

Smoke
Ce club de jazz de l’Upper West Side, ouvert en 1999, tire son nom du film “Smoke”, dans lequel Harvey Keitel incarne un personnage inspiré par l’iconique propriétaire du Augie’s Jazz Bar.

C’est un lieu intime et chic, avec une cinquantaine de places assises seulement et un petit bar. Beaucoup d’artistes reconnus y ont joué, par exemple Cedar Walton ou George Coleman. Vous pouvez consulter la programmation plusieurs semaines à l’avance sur leur site: https://smokejazz.com/

Chaque soir, il y a 4 concerts de 60 minutes, à 19h, 21h, 22h30, et minuit. Les prix peuvent beaucoup varier suivant le jour et l’heure de votre visite:

En semaine:
Pour les sessions de 19h et 21h, le billet est normalement à 15$ pour une session + une obligation de consommer au moins un plat principal (environ 40$ avec les taxes et le pourboire). Il est aussi possible de commander un menu à prix fixe à 42$ avec entrée, plat et dessert.

Le weekend:
Pour les sessions de 19h et 21h, le billet coûte entre 20$ et 50$ (en fonction de l’artiste) pour une session + une obligation de consommer au moins un plat principal (environ 40$ tout compris). Pas de menu à prix fixe.

Tous les jours:
Sauf événement, les sessions de 22h30 et minuit sont gratuites. Il faut juste consommer pour 20$ minimum au bar.

La cuisine servie n’est pas exceptionnelle, mais ça reste correct pour New York. Vous pouvez consulter le menu sur leur site.

Au final, une soirée à Smoke le weekend peut facilement vous revenir à 100$. C’est donc plutôt un endroit que je recommande pour une occasion particulière, comme un anniversaire ou un dîner romantique.

Il est demandé d’arriver au moins 30 minutes avant le début du spectacle, notamment afin de prendre votre commande à l’avance pour la cuisine. Attention, on vous fera patienter à l’extérieur. Habillez vous bien chaud si vous venez en hiver.

Aussi, sachez que les clients de Smoke viennent avant tout pour écouter de la musique. Durant le concert, il est donc préférable de ne pas trop parler.

Bon à savoir:
Les enfants et les ados sont admis au tarif adulte.

Site internet: https://smokejazz.com/
Facebook: Smoke Jazz
Instagram: @smokejazzclub/

55 Bar
Un vieux club de jazz/soul, typiquement New-Yorkais, qui vous fera replonger dans l’ambiance des années 20 et de la prohibition. Ce n’est pas un endroit très classe ni très propre, mais il a un certain charme. La clientèle est plutôt locale, avec beaucoup d’habitués et quelques touristes. C’est souvent plein et on y fait des rencontres facilement malgré le volume sonore conséquent.

Entre 19h et 21h, l’entrée est normalement gratuite à condition de consommer au moins deux boissons (avec ou sans alcool). Pour la session de 21h30/22h, il vous faudra en plus payer 10$ en semaine ou 20$ le weekend. Soirée Blues tous les mercredis.

Plus d’informations sur leur site: www.55bar.com ou leur Instagram @the55bar.

Ginny's Supper Club
Ginny’s Supper Club est le speakeasy du fameux restaurant Red Rooster, propriété du Chef Marcus Samuelsson (un ancien vainqueur de l’émission Top Chef).

Ouvert en 2010, c’est un endroit plutôt haut de gamme, avec un design art déco soigné. Par rapport aux clubs de jazz de Midtown/Greenwich Village, on y est moins serré (en semaine tout du moins), et on y est assis plus confortablement, sur des banquettes capitonnées. En revanche, à part pour les places situées tout près de la scène, il est souvent difficile de bien voir le spectacle.

Sans être exceptionnelle, la nourriture est correcte, en particulier le “Jerk Chicken”, un plat Jamaïcain qui est la spécialité de la maison. A 27$ par contre, c’est cher, et les portions sont petites.

La musique commence normalement à 20 heures, du jeudi au samedi seulement, et dure environ 1 heure. Les artistes qui s’y produisent sont souvent issus de minorités. Ils jouent un peu de tout: Surtout du jazz (afro, latin, gypsy, etc), mais aussi du funk, de la soul, du blues, des musiques du monde, du R&B, ou même du rock. A partir de 23 heures, le vendredi et le samedi, un DJ est chargé de l’animation et le dance floor se remplit. Pour en savoir plus sur le programme musical, regardez leur Instagram: @ginnysharlem

L’entrée est parfois gratuite, parfois payante (15$-20$). Il faut au moins consommer un plat principal (environ 30$-35$) pour être assis en salle, ou au moins 2 verres pour être assis au bar (14$ pour un cocktail/verre de vin et 7$ pour une bière).

Tous les dimanches, vous pouvez aussi tenter leur Sunday Brunch durant lequel vous pourrez déguster un buffet de plats qui reflètent les traditions culinaires de Harlem, le tout agrémenté d’un mini-concert de gospel (45 minutes). Le prix est de 55$ (hors taxe et service, sans boissons incluses) avec une session à 10h (spectacle à 11h15) et une autre à 12h45 (spectacle à 13h30). Ambiance sympa mais ça n’est pas donné.

Site internet: Ginny’s Harlem
Facebook: Ginny’s
Instagram: @ginnysharlem

Arthur's Tavern Jazz Club
Situé à Greenwich Village depuis 1937, ce petit club est un peu défraîchi et mériterait quelques travaux de rénovation. Le décor, constitué principalement de guirlandes de Noël, est très kitsch, voire même bordélique. Le service y est aussi parfois exécrable, surtout si vous ne commandez pas grand chose.

Malgré cela, il peut être intéressant à visiter pour ceux qui ont un petit budget. Il n’y a aucun droit d’entrée, il faut juste consommer 2 boissons minimum par session. Sachant que la bière est à 8$, ça peut vous faire une soirée sympa pour environ 20$-25$ (en incluant le pourboire pour les serveurs et les musiciens). On peut aussi y aller sans réserver, ce qui est pratique si vous vous décidez à sortir au dernier moment, sur un coup de tête. Attention, les cartes bancaires ne sont pas acceptées.

Il y a un groupe différent par soir, jouant des styles variés: Be-Bop, Dixieland Jazz, Blues, R&B, etc. Ce sont rarement des célébrités mais leur niveau est bon. Ils commencent à partir de 19h jusqu'à 3h du matin, avec de longues pauses entre chaque session.

Site internet: Arthur's Tavern
Facebook: Arthur's Tavern

Iridium
L’Iridium est un club/restaurant avec de la musique live, essentiellement du rock, du jazz et du blues. Il fut fondé en 1994 par le musicien et guitariste Les Paul, qui y donnait d’ailleurs des concerts régulièrement jusqu’à sa mort en 2009.

Leur programmation est éclectique et de qualité, mais pour être sûr de ne pas être déçu, il vaut mieux vous renseigner sur les artistes qui y jouent en consultant leur site internet.

Parmi les points forts de l’Iridium, le très bon système sonore ainsi que l’éclairage de la scène, qui furent tous les deux rénovés en 2015.

De plus, la salle étant de taille moyenne (180 places), les concerts se font toujours dans une ambiance intime, les spectateurs n’étant qu’à quelques mètres des artistes.

Enfin, l’emplacement sur Broadway, à 5 minutes de marche de Times Square, est très pratique pour beaucoup de monde. Le revers de la médaille, malheureusement, c’est que les prix pratiqués sont assez élevés et que c’est devenu assez touristique. Pour rentabiliser l’espace, les tables sont très rapprochées. Ne soyez donc pas surpris si vous vous retrouvez collé à un inconnu!

Comme pour la plupart des clubs de jazz de Manhattan, il vous faudra payer un billet d’entrée (généralement entre 20$ et 50$, parfois plus), et dépenser au moins 15$ en nourriture ou en boisson. Pour certains concerts, il y a une option “entrée prioritaire” (10$) qui permet de passer avant tout le monde dans la file d’attente et de s’asseoir ainsi aux meilleures places.

Instagram: @theiridium

The Jazz Gallery
The Jazz Gallery est un petit club qui n’est ouvert que 3 nuits par semaine, à deux pas du Flatiron Building. Il fut créé en 1995 par le fameux trompettiste Roy Hargrove, en collaboration avec Dale Fitzgerald et Lezlie Harrison.

C’est un endroit simple, un peu dur à trouver, et peu onéreux (et pour cause, il est géré par une association à but non-lucratif). Il y a rarement de grosses stars qui y jouent, mais vous y verrez beaucoup de jeunes artistes et de nouveaux talents, Américains ou étrangers.

Vous pouvez acheter vos billets sur leur site internet. En général, une place assise coûte entre 10$ et 20$. Le placement est libre, donc essayez d’arriver un peu en avance pour être sûr d’être assis près de la scène.

Faites attention car la porte d’entrée depuis la rue est toute petite et difficile à remarquer. Il vous faudra ensuite monter au 5ème étage du bâtiment dans un ascenseur étroit.

Ils ne servent pas grand chose à part des verres de vin à 5$ pièce, mais vous aussi êtes libre d’amener vos propres boissons.

Instagram: @thejazzgallery

Bill's Place
Ce club compact de Harlem, au sous-sol d’un immeuble résidentiel de type “brownstone” (c’est à dire construit avec du grès rouge) fut ouvert en 2006 par le saxophoniste Bill Saxton.

Il est situé sur la 133ème rue, entre Lenox Avenue et la 7ème Avenue, un endroit qui était connu sous la Prohibition comme étant la “Swing Street” car on y trouvait plus de 500 speakeasies (bars clandestins).

L’un de ceux-ci s’appelait Monette’s Supper Club, à l’emplacement exact de Bill’s Place aujourd’hui. Selon la légende, ce serait ici que le promoteur John Hammond découvrit Billie Holiday, qui était alors âgée de seulement 17 ans.

Bill Saxton, en tant que natif de Harlem et musicien, est en quelque sorte le dépositaire de cette histoire. C’est lui que vous pourrez entendre et voir sur scène, accompagné de son “All-Star Quartet”, un groupe d’amis. Il joue surtout des classiques du be-bop, avec parfois des morceaux improvisés (jam sessions). Entre deux chansons, il discute facilement avec le public, pour raconter des anecdotes sur sa vie, sur la musique, ou sur le quartier.

Bill’s Place n’est ouvert que 2 soirs par semaine, les vendredis et samedis, à partir de 19h30. Les concerts ont lieu à 20h et à 22h (90 minutes chacun) avec un prix d’entrée fixe de 30$. Il est recommandé de réserver à l’avance.

Bon à savoir:
- Il n’y a qu’une dizaine de places qui sont vraiment près de la scène et elles sont attribuées aux premiers arrivés. Les autres seront assis ou debout dans le couloir, avec une moins bonne visibilité.

- La musique est FORTE, et les musiciens très proches du public. Si vous avez envie de passer une soirée calme et romantique, essayez plutôt Ginny’s Supper Club qui est aussi à Harlem.

- Vous devez amener vos propres boissons, alcool inclus, car il n’y a pas de bar. Des verres en plastique sont mis à votre disposition pour 1$ pièce.

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