Vous cherchez une bonne idée de sortie le soir à New York? Pourquoi ne pas essayer l'un des nombreux cabarets ou diners-spectacles de la ville?

Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses, que vous soyez amateurs de jazz, de chant solo, ou même de burlesque.

Je vous propose une liste des 10 meilleures adresses de la ville. Vous pouvez aussi lire mon article sur le burlesque à New York pour plus de suggestions.



Duane Park est un restaurant/bar de East Village (Manhattan) qui propose des dîners-spectacles luxueux. Trois jours par semaine, du vendredi au dimanche, vous pourrez assister à des chorégraphies de danses burlesques et d’effeuillage. C’est un peu érotique mais ça reste classe, d’autant plus que le cadre est chic.

145$ par personne hors-taxe pour le dîner gastronomique qui comprend amuse-bouche, entrée, plat principal et dessert. Vous pouvez aussi rester au bar, sans repas, pour 40$. Le brunch du dimanche après-midi (14h) est à 85$.

Tenue correcte exigée.

À 10 minutes de Times Square, ce cabaret et supper club est parfait pour ceux qui sont à la recherche d’un spectacle exceptionnel accompagné d’un dîner. Les artistes qui s’y produisent sont presque tous des grands noms ayant joué dans des comédies musicales de Broadway. Ils viennent ici pour interpréter les morceaux classiques de leur répertoire, accompagnés d’un orchestre ou d’un piano à queue. C’est souvent pop, folk ou jazz (pensez à Frank Sinatra par exemple).

La salle est fastueuse et intime, avec une excellente visibilité sur le spectacle où que l’on soit. Son agencement est le fruit d’une collaboration entre des vétérans de Broadway dont Ken Billington (éclairage) et John Lee Beatty (scénographe) qui furent tous les deux vainqueurs de Tony Awards (l’équivalent des Oscars pour la scène vivante).

Il y a des tables pour 2 et des tables pour 4, toutes orientées vers la scène. Suivant la disponibilité, il est possible que vous partagiez votre table avec d’autres personnes. Malgré cela, l’ambiance est résolument exclusive et romantique. On y croise d’ailleurs souvent des couples qui viennent pour une occasion spéciale comme un anniversaire de mariage.

Le prix des billets est compris entre 35$ et 70$ avec un minimum à consommer de 25$. Pour manger, il vaut mieux arriver au moins deux heures à l’avance et réserver à l’avance sur leur site.

Dans le quartier de Bed–Stuy (Brooklyn), LunÀtico est un bar/restaurant intime qui accueille des musiciens tous les soirs. Vous pourrez y entendre de nombreux genres, en particulier des musiques du monde, du blues, du rock, du jazz et du gospel (le dimanche pour le brunch).

L’endroit est un peu défraîchi, avec de la peinture écaillée sur les murs et au plafond, mais ça participe à son charme. L’ambiance me rappelle certains cafés bohèmes de Paris.

Le menu d'inspiration méditerranéenne est assez court, avec à peine 6 plats principaux qui coûtent entre 11$ et 16$. Ce sont des recettes simples et légères, pour la plupart végétarienne, comme le Carpaccio de Tomates ou les Coeurs d'Artichauts au Poivre.

Pour les boissons, comptez 13$ pour un cocktail et 8$ pour une bière. Une participation de 10$ pour la musique est recommandée.


Flatiron Room

Flatiron Room est un bar/restaurant haut de gamme qui peut servir environ 45 couverts. Il possède l’une des plus grandes collections de whisky de New York avec au moins 1500 types de bouteilles différentes. Le décor est classique, l’ambiance feutrée, et la clientèle d’âge mûr.

Un groupe de musique joue tous les soirs, le plus souvent du jazz ou du blues. Le niveau sonore n’est pas trop élevé ce qui facilite les conversations. Bref, c’est l’endroit parfait pour un rendez-vous en amoureux.

Un repas à Flatiron Room vous coûtera environ 75$ tout compris par personne (entrée/plat/dessert). Pour les boissons, ce sera environ 20$ le verre de vin, 20$ le cocktail, et 10$ la bière. Il y a des menus dégustation de whisky facturés entre 30$ et 100$. Si vous prenez une bouteille entière (de 350$ à plusieurs milliers de $) et que vous ne la finissez pas, vous pouvez la laisser sur place et revenir un autre soir pour la terminer.

Réservation fortement conseillée.

Ouvert depuis 1999 dans le Lower East Side à Manhattan, Slipper Room est l’un des meilleurs cabarets de  New York pour assister à des spectacles de néo-burlesque. On n'y sert pas à manger mais je l'inclus quand même dans cette liste car je pense qu'il pourrait quand même vous intéresser.

Les artistes s’y produisent dans une salle de taille moyenne, avec un haut plafond recouvert de plaques d’étain et une mezzanine d’une quarantaine de places. La scène, encadrée par de longs rideaux rouges, est surélevée et flanquée d’un piano qui accompagne les performances.

Les shows sont variés et ils cherchent souvent à provoquer ou à surprendre. On peut y voir, entre autres, des danses sexy (style effeuillage ou burlesque), des drag queens qui font du lipsync, de la magie, de l’acrobatie, ou encore de la comédie en stand-up. Entre chaque numéro, un animateur fait des blagues et chauffe la salle.

Vous pouvez réserver votre billet à l’avance sur leur site pour un prix moyen de 25$ par personne. Le mercredi, le jeudi et le dimanche, vous serez obligatoirement assis à une table. Les autres soirs, pas de réservation possible donc il vous faudra venir le plus tôt possible pour en avoir une.


Birdland, qu’on pourrait traduire par “le territoire de l’oiseau”, est une référence à sa tête d’affiche la plus populaire lors de son ouverture en 1949, le fameux Charlie Parker (qu’on surnommait “The Bird”).

Le club est alors mythique et accueille les plus grands noms du jazz, tels que John Coltrane, Miles Davis, Count Basie, Dizzy Gillespie, Stan Getz, ou Thelonious Monks. Parmi les clients réguliers, on peut voir Frank Sinatra, Marilyn Monroe, ou Gary Cooper.

Malgré cela, Birdland fait faillite en 1965. Il change alors de propriétaire, de concept, et de nom (The Turntables).

Ce n’est que 20 ans plus tard, en 1985, que renaît Birdland, d’abord à Broadway, puis à son emplacement actuel, dans les environs du très touristique Times Square (315 West 44th Street). Il continue de recevoir des stars (John Pizzarelli, Diana Krall, Aaron Neville, Kurt Elling, Joe Lovano), mais fait aussi de la place à des artistes ou à des genres moins connus. C’est ainsi que les dimanches soirs sont réservés à un orchestre de jazz Afro-Latin.

Le club est divisé en deux salles dans lesquelles vous pouvez manger et voir une performance de jazz. Dans la plus grande, au rez de chaussée, il y a 3 shows par jour à 17h30, 20h30 et 23h, tandis qu’à l’étage inférieur, dans une salle plus petite baptisée “Birdland Theater”, ils ont lieu à 19h et 21h45.

Le décor est assez simple. S’il n’y avait pas les portraits de musiciens accrochés au mur, cela pourrait ressembler à n’importe quel restaurant moderne. Les tables sont très rapprochées les unes des autres, avec généralement une bonne visibilité sur la scène. Petit détail que j’aime beaucoup, le grand rideau rouge qui me rappelle les films de David Lynch.

L’ambiance est chaleureuse et intime, avec une lumière rouge tamisée, presque sensuelle, qui éclaire la scène. Très bonne acoustique également, avec un son fort mais pas assourdissant non plus.

Le prix des billets varie selon l’artiste qui se produit. En général, il faut compter entre 20$ et 50$ pour l’entrée seule (à acheter en ligne sur le site de Birdland - voir plus bas), plus un minimum de 10$ par personne à dépenser. Pour info, une bière est à 9$, un cocktail à 16$, une bouteille de vin à 45$, et une bouteille de champagne à 90$.

Si vous souhaitez manger, vous pouvez venir dès l’ouverture des portes, c’est à dire jusqu’à 1h30 avant le début du concert (l’heure exacte sera indiquée sur votre billet). Le menu est inspiré par la cuisine créole et cajun, typique du sud des États-Unis, avec des plats comme le Southern Fried Chicken. On trouve aussi des classiques tels que l'entrecôte "marchand de vin".

Les enfants sont acceptés à Birdman, à condition qu’ils soient en mesure de bien se tenir et ne pas perturber le concert. Ils doivent rester dans la partie restaurant (pas de bar pour eux!).

Il n’y a pas de code vestimentaire obligatoire, mais il est préférable de venir suffisamment bien habillé (bref, évitez la tenue “touriste”).

Ginny's Supper Club

Ginny’s Supper Club est le speakeasy du fameux restaurant Red Rooster, propriété du Chef Marcus Samuelsson (un ancien vainqueur de l’émission Top Chef).

Ouvert en 2010, c’est un endroit chic, avec un design art déco soigné. Par rapport aux clubs de jazz de Midtown/Greenwich Village, on y est moins serré (en semaine tout du moins), et on y est assis plus confortablement, sur des banquettes capitonnées. En revanche, à part pour les places situées tout près de la scène, il est souvent difficile de bien voir le spectacle.

Sans être exceptionnelle, la nourriture est correcte, en particulier le “Jerk Chicken”, un plat Jamaïcain qui est la spécialité de la maison. A 27$ par contre, c’est cher, et les portions sont petites.

La musique commence normalement à 20 heures, du jeudi au samedi seulement, et dure environ 1 heure. Les artistes qui s’y produisent sont souvent issus de minorités. Ils jouent un peu de tout: Surtout du jazz (afro, latin, gypsy, etc), mais aussi du funk, de la soul, du blues, des musiques du monde, du R&B, ou même du rock. A partir de 23 heures, le vendredi et le samedi, un DJ est chargé de l’animation et le dance floor se remplit. Pour en savoir plus sur le programme musical, regardez leur Instagram: @ginnysharlem

L’entrée est parfois gratuite, parfois payante (15$-20$). Il faut au moins consommer un plat principal (environ 30$-35$) pour être assis en salle, ou au moins 2 verres pour être assis au bar (14$ pour un cocktail/verre de vin et 7$ pour une bière).

Tous les dimanches, vous pouvez aussi tenter leur Sunday Brunch durant lequel vous pourrez déguster un buffet de plats qui reflètent les traditions culinaires de Harlem, le tout agrémenté d’un mini-concert de gospel (45 minutes). Le prix est de 55$ (hors taxe et service, sans boissons incluses) avec une session à 10h (spectacle à 11h15) et une autre à 12h45 (spectacle à 13h30). Ambiance sympa mais ça n’est pas donné.

L’Iridium est un club/restaurant avec de la musique live, essentiellement du rock, du jazz et du blues. Il fut fondé en 1994 par le musicien et guitariste Les Paul, qui y donnait d’ailleurs des concerts régulièrement jusqu’à sa mort en 2009.

Leur programmation est éclectique et de qualité, mais pour être sûr de ne pas être déçu, il vaut mieux vous renseigner sur les artistes qui y jouent en consultant leur site internet.

Parmi les points forts de l’Iridium, le très bon système sonore ainsi que l’éclairage de la scène, qui furent tous les deux rénovés en 2015.

De plus, la salle étant de taille moyenne (180 places), les concerts se font toujours dans une ambiance intime, les spectateurs n’étant qu’à quelques mètres des artistes.

Enfin, l’emplacement sur Broadway, à 5 minutes de marche de Times Square, est très pratique pour beaucoup de monde. Le revers de la médaille, malheureusement, c’est que les prix pratiqués sont assez élevés et que c’est devenu assez touristique. Pour rentabiliser l’espace, les tables sont très rapprochées. Ne soyez donc pas surpris si vous vous retrouvez collé à un inconnu!

Comme pour la plupart des clubs de jazz de Manhattan, il vous faudra payer un billet d’entrée (généralement entre 20$ et 50$, parfois plus), et dépenser au moins 15$ en nourriture ou en boisson. Pour certains concerts, il y a une option “entrée prioritaire” (10$) qui permet de passer avant tout le monde dans la file d’attente et de s’asseoir ainsi aux meilleures places.

Ce club de jazz de l’Upper West Side, ouvert en 1999, tire son nom du film “Smoke”, dans lequel Harvey Keitel incarne un personnage inspiré par l’iconique propriétaire du Augie’s Jazz Bar.

C’est un lieu intime et chic, avec une cinquantaine de places assises seulement et un petit bar. Beaucoup d’artistes reconnus y ont joué, par exemple Cedar Walton ou George Coleman. Vous pouvez consulter la programmation plusieurs semaines à l’avance sur leur site: https://smokejazz.com/

Chaque soir, il y a 4 concerts de 60 minutes, à 19h, 21h, 22h30, et minuit. Les prix peuvent beaucoup varier suivant le jour et l’heure de votre visite:

En semaine:
Pour les sessions de 19h et 21h, le billet est normalement à 15$ pour une session + une obligation de consommer au moins un plat principal (environ 40$ avec les taxes et le pourboire). Il est aussi possible de commander un menu à prix fixe à 42$ avec entrée, plat et dessert.

Le weekend:
Pour les sessions de 19h et 21h, le billet coûte entre 20$ et 50$ (en fonction de l’artiste) pour une session + une obligation de consommer au moins un plat principal (environ 40$ tout compris). Pas de menu à prix fixe.

Tous les jours:
Sauf événement, les sessions de 22h30 et minuit sont gratuites. Il faut juste consommer pour 20$ minimum au bar.

La cuisine servie n’est pas exceptionnelle, mais ça reste correct pour New York. Vous pouvez consulter le menu sur leur site.

Au final, une soirée à Smoke le weekend peut facilement vous revenir à 100$. C’est donc plutôt un endroit que je recommande pour une occasion particulière, comme un anniversaire ou un dîner romantique.

Il est demandé d’arriver au moins 30 minutes avant le début du spectacle, notamment afin de prendre votre commande à l’avance pour la cuisine. Attention, on vous fera patienter à l’extérieur. Habillez-vous bien chaud si vous venez en hiver.

Aussi, sachez que les clients de Smoke viennent avant tout pour écouter de la musique. Durant le concert, il est donc préférable de ne pas trop parler.

Bon à savoir:
Les enfants et les ados sont admis au tarif adulte.

Instagram: @smokejazzclub/


Paradise Club

Ce cabaret situé proche de Times Square est actuellement fermé à cause du COVID-19. Il appartient à Ian Schrager, ancien proprio du légendaire Studio 54.

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